Le consortium a conçu des outils numériques conviviaux destinés à l’enseignement et à l’échange de connaissances en Amazonie. Ils couvrent six thématiques : coopératives et associations ; agroécologie (systèmes agroforestiers, valorisation des noix, fruits, plantes médicinales et miel) ; transformation des produits par des artisans locaux ; écotourisme comme alternative économique valorisant la biodiversité ; rôle des femmes et des jeunes dans le développement rural durable ; et développement territorial.
Ces outils sont les suivants :
- une carte participative des expériences locales ;
- des films documentaires sur les six thématiques, publiés sur YouTube ;
- une plateforme en ligne d’échange de connaissances dotée de forums thématiques.
Des sessions de formation ont été organisés dans de nombreuses localités d’Amazonie :
- Brésil : Castanhal, Paragominas et Santa Luzia dans l’État du Pará ; Laranjal do Jari dans l’État de l’Amapá
- Équateur : Puyo, Arajuno (province de Pastaza), Macas (Morona Santiago) et Tena (Napo)
- Bolivie: Riberalta (Beni), Santa Cruz de la Sierra
570 producteurs familiaux et autochtones formés à l’utilisation des outils ;
518 étudiants formés à l’utilisation des outils et à la réalisation de posters scientifiques, incluant un « cours sur les posters scientifiques » dans les 5 universités sud-américaines ;
126 contributions à la carte participative au mois de septembre 2025 : 69 du Brésil, 41 de l’Équateur et 16 de la Bolivie ;
6 forums thématiques ouverts.
1 650 étudiants sensibilisés avec l’usage de documentaires durant leurs cours.
Des événements de diffusion organisés dans d’autres universités et institutions en dehors du consortium :
- à l’UFPA et à l’UFRA de Belém au Brésil,
- à l’UNAL de Valedupar, de Bogotá et de Letícia en Colombie,
- à l’Universidade Yachay Tech, Universidade de Morona Santiago en Equateur,
- à l’Universidade Gabriel Rene Moreno et à l’Alcalde de Riberalta en Bolivie.
Utilisation des outils créés :
Utilisation de la plateforme : 1 704 comptes utilisateurs créés, presque tous en Amazonie, et 5 327 visites au cours du premier semestre 2026. Les connexions provenaient d’Équateur, du Brésil, de Bolivie, du Mexique, du Pérou, du Venezuela, de Colombie, d’Argentine, de Cuba et du Panama, ainsi que de France, d’Espagne, des États-Unis, de Chine et d’Inde.
Forums : 414 sujets et 1 873 réponses. Par thème : écotourisme 33 %, coopératives 23 %, agroécologie 15 %, plantes médicinales 13 %, développement territorial 12 %, transformation des produits 5 %.
Carte participative : 126 points répartis sur 59 municipalités amazoniennes (37 au Brésil, 12 en Équateur, 9 en Bolivie, 1 en Colombie). Ils couvrent une grande diversité d’écosystèmes : forêt de *terra firme* (collines, plateaux), forêt de plaines inondables (*várzea*), savanes et forêts de montagne humides.
Documentaires : 6 363 vues et 164 abonnés sur YouTube, dont 51 % de femmes. Thèmes les plus consultés : agroécologie (30 %), plantes médicinales (26 %), coopérativisme (24 %).
Pour les groupes cibles :
Tout d’abord, les étudiants acquièrent des compétences pratiques en matière de recherche participative, d’outils numériques et de communication scientifique. Les universités partenaires intégrent les savoirs traditionnels et locaux dans leurs enseignements. Cela crée un lien durable entre les campus et les territoires ruraux.
Les petits producteurs, les responsables de coopératives et d’associations ainsi que les communautés autochtones disposent désormais d’outils pour documenter, valoriser et partager leurs pratiques. Le projet contribue à renforcer la visibilité des coopératives et associations et les valeurs qu’elles transmettent pour un développement territorial plus juste en s’appuyant sur une meilleure valorisation des produits forestiers et agroécologiques, une meilleure reconnaissance du rôle des femmes et des jeunes, et la diffusion de systèmes de production fondés sur la biodiversité.
Le projet propose un modèle d’échange de connaissances reproductible et multilingue (portugais-espagnol et également en shuar et kichwa pour les documentaires), transfrontalier et où les jeunes participent pleinement. Son utilisation s’étend déjà à d’autres pays du bassin amazonien.